Harvest Fleuriste, au gré des saisons

On vient de finir les moissons. La brise exhale l’odeur des brins fraîchement coupés. Dans la terre, on lit encore le mouvement vif des serpes et des faux. On entendrait presque le chant des oiseaux qui s’invitent au festin. Vous n’êtes pas dans une campagne rêvée, mais chez Harvest, rue de Bourgogne, à Paris. Mêmes parfums, même effervescence, mêmes gerbes tournoyantes, de fleurs sauvages et belles, d’où s’échappent des feuillages libres et faussement désordonnés.

On les croirait tous juste cueillis au jardin. Pavots, scabieuses, fleurs de carotte et anémones fêtent la moisson avec leurs cousines délicates, fritilaires et orchidées, élégantes à l’allure parisienne. Platine, vinyls, rock et jazz donnent le rythme. Dès la vitrine, d’immenses branches fleuries posent le décor, mis en scène au rythme des saisons par Cyril Corson.

Laissez-vous guider, l’hôte n’est jamais meilleur que quand on le briefe de quelques souhaits et qu’il compose à l’envi un bouquet naturel avec la récolte du jour. Parfois monochrome, souvent foisonnant, subtilement corseté, tournoyant, virevoltant, simple et sophistiqué, chaque bouquet est spectaculaire. Comme tout juste surgi des champs.

Cyril Corson a travaillé avec Karl Fuche et fait ses classes chez Christian Tortu, avant de co-fonder Rosebud, avec Vincent Laissard. Depuis 2015, il vole de ses propres ailes en créant Harvest. Il n’est pas contre une référence aux Moissons du ciel de Terrence Malick ou à la chanson de Neil Young…

 

 

Cyril Corson Harvest Fleuriste

 

 ©Photos Jérémy Josselin